Il est un authentique témoin pour les nostalgiques du passé mais il est surtout un trésor à découvrir pour le curieux.
Ce monument, car c’est d’un véritable monument qu’il s’agit, laisse tournoyer ses ailes chaque dimanche de la saison estivale. Il moud la farine chaque semaine, dans le gémissement de sa charpente de bois et les claquements de son blutoir.
Une visite s’y impose, il appartient aux très rares constructions de ce genre que le temps n’a pas figé dans l’immobilisme.
M. De Campenaere, son meunier actuel et spécialiste des moulins, se fait un plaisir d’accueillir les visiteurs. Mais ceci nécessite un entretien préalable d’une heure environ pour le graissage des articulations, les vérifications, la préparation de la machine. Il est bien connu que c’est dans l’ombre (du moulin) que travaillent les chevilles ouvrières.
Deux autres arguments viennent encore s’ajouter pour inciter à la découverte de ce trésor. Il y a l’aménagement de la cahute en petit musée de la molinologie et surtout, puisqu’il ne faut pas oublier que l’on est en Belgique, des possibilités de déguster la Baptiste, une bière brassée spécialement à l’étiquette du moulin.

